Ces derniers jours selon les médias, Israël serait en phase de lancer une offensive diplomatique afin de rejoindre le Royaume-Uni et les Etats-Unis à une attaque préventive contre les installations nucléaires en Iran. L’Iran novembre est en passe de se doter de l’arme atomique et cela effraie l’IAEA (Internation Atomic Energy Agency) selon son rapport datant du 8 novembre 2011. Cependant, les attaques de l’Israël à l’encontre de l’Iran restent peu probables, et ce à cause de différents facteurs. Il n’est quand même pas à exclure que les tensions augmentent et débouchent sur une offensive Israélienne.
La permission de Washington est nécessaire pour l’Israël, qui n’attaquera pas sans cette dernière. La solution diplomatique est préférable pour les deux nations. D’autant plus que le président américain Obama ne souhaite pas s’engager dans une nouvelle guerre alors qu’il est en période d’année électorale. Le poids de la guerre en Afghanistan est un poids suffisamment important sur la nation américaine, pas besoin de rajouter une guerre.
Il existe une forte pression interne au sein du gouvernement israélien. Cette pression est principalement due à deux évènements : le « Occupy Tel Aviv » et les manifestations contre la vie chère. L’aspect social prend de l’importance au sein de cette communauté, c’est pourquoi les manifestations augmentent considérablement au fil du temps. Pour exemple, la centrale syndicale Histadrout avait ordonné une grève générale de 4 heures.
Pour finir, les dirigeants Iraniens ne sont pas sûrs du comportement à adapter. Pour faire dériver les tensions internes vers l’extérieur, les Iraniens peuvent conspuer l’ennemi Israélien. Cependant, une grande partie des responsables Iranien sont pragmatiques, et parmi eux les religieux. Ils ne veulent pas risquer d’entrer en guerre contre l’Israël, ni contre les Etats-Unis qui (qui soutiennent l’Israël).
Comment réagir et comment se préparer en tant que trader si une attaque survient ?
Lors d’évènements de la sorte qui ont des retombées mondiales, le meilleur moyen en bourse est de faire le dos rond et de se tourner vers les valeurs refuges, comme l’or ou encore le dollar américain et le yen japonais. Les monnaies Européennes comme l’euro et la livre sterling sont des devises à risque, qui se verraient affectées si l’Israël lançait une offensive contre l’Iran. La crise Grecque, la situation en Italie et la crise de la dette souveraine européenne pèsent déjà lourd sur le cours de ces devises.
On pourrait également noter de surcroît une hausse du cours du pétrole, étant donné que ces pays sont concernés par l’approvisionnement mondial. Même si cela pourrait profiter au dollar Canadien (qui est exportateur), on a observé ces dernières années que cette devise était fragile en période d’incertitude et de turbulences.
Dernièrement, on peut noter un retour du Franc Suisse comme valeur refuge, même si ce dernier n’avait plus ce statut depuis un moment à cause de la mise en place d’un cours plancher par la BNS. Lors de la guerre civile en Lybie, la devise Suisse avait déjà revêtit le statut de valeur refuge, il est donc probable que ce phénomène se réitère lors d’une crise dans le Moyen-Orient.