Les prévisions économiques d’UBS pour 2012 et 2013

A l’approche de 2012, les prévisions économiques des plus grands groupes mondiaux arrivent. C’est la banque Suisse UBS qui donne en premier ses prévisions pour les années 2012 et 2013. Cette grande institution financière annonce 3 facteurs qui risquent d’influencer l’activité économique :
- La crise de la dette souveraine dans la zone euro qui va augmenter : sans aucun doute les perturbations liées à la crise vont s’accentuer et mettre à mal la situation économique de chaque pays de la zone Euro. On a pu voir des manifestations à l’encontre du système financier mondial et politique comme le Tea Party (aux Etats-Unis il s’oppose à l’Etat fédéral et ses impôts) ou encore le « Occupy Wall Street » (à New York, ce mouvement dénonce les abus du capitalisme). Ces mouvements pacifiques dénoncent les abus des dépenses réalisées des Etats.
- Poursuite du chômage : cette poursuite sera due à l’excès de capacité des pays développés. Les fondamentaux économiques resteront faibles, ce qui encouragera le phénomène à prendre du poids.
- Des pays émergents qui prennent de plus en plus de poids : ces pays disposent de fondamentaux économiques plus sains et d’une balance commerciale meilleure, ce qui les mettra au premier plan sur la scène européenne. Ce groupe de pays émergents va devenir plus puissant dans les années à venir.

La banque Suisse UBS donne également des chiffres intéressants. Le poids des pays émergents va grossir, et permettra au taux de croissance mondial de partir à la hausse. UBS avance une croissance mondiale de 3,1% en 2012 et de 3,4% en 2013. La zone Euro sera pourtant dans une phase possible de récession en 2012. 2013 ne sera pas forcément mieux avec les 1% de croissance qui seront difficilement atteignables.
Les Etats-Unis tirent leur épingle du jeu puisque 2012 annoncerait un retour à la croissance, avec 2,3% visés. Ils devraient continuer sur leur lancée en 2013 avec un taux de croissance à 2,7%. C’est tout ce qu’on leur souhaite.

Pour que la zone Euro reprenne des forces, il faudrait une bonne coordination économique internationale. Pour le moment, ce scénario semble peu probable, et notamment depuis l’annonce de la chancelière Allemande Angela Merkel. Cette dernière mise sur une période de 10 ans avant de retrouver une situation économique viable.
Rien n’est gagné, d’autant plus que les partenaires des pays de l’EuroZone restent frileux pour participer au FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière). Ce fonds vise à préserver la stabilité financière des pays membres de l’EuroZone en difficulté avec une capacité d’intervention de 440 milliards d’euros. Le FESF doit normalement disparaître en 2013 au profit du mécanisme de stabilité Européen (MES).

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